Canicules et climat à Cholet : les données mesurées

Nos préconisations — climatisation, surventilation, chauffage réversible — ne reposent ni sur le ressenti, ni sur un argument commercial, mais sur le climat réellement mesuré à Cholet. Voici l’essentiel : ce qu’est un épisode caniculaire, à quelle fréquence il revient depuis 50 ans, et ce que donnent les toutes dernières années. Chaque chiffre est vérifiable à la source publique indiquée en bas de page.

La station de mesure

Les températures sont relevées chaque jour depuis juillet 1964 par la station Météo-France de Cholet (n° 49099003, 134 m d’altitude), située à 2 km au nord du centre-ville, dans le secteur de l’aérodrome — la voici sur la carte :

Station Météo-France de Cholet (n° 49099003) · Voir en plein écran · © OpenStreetMap

Ses données sont publiées en licence ouverte sur meteo.data.gouv.fr : n’importe qui peut les télécharger et refaire nos calculs. Dernière mise à jour de cette page : 12 juillet 2026, données arrêtées au 10 juillet 2026.

Qu’est-ce qu’un épisode caniculaire ?

Météo-France déclenche sa vigilance canicule quand il fait chaud le jour et la nuit, au moins trois jours d’affilée. Pour comparer des décennies de mesures avec des règles stables, nous utilisons ici des seuils fixes et transparents :

Terme Définition
Jour de forte chaleur température maximale ≥ 32 °C
Jour caniculaire température maximale ≥ 35 °C
Nuit tropicale température minimale ≥ 20 °C : la nuit ne rafraîchit plus le logement
Épisode caniculaire au moins 3 jours consécutifs à 32 °C ou plus

50 ans d’épisodes caniculaires à Cholet

Pendant quarante ans, l’épisode caniculaire est resté un événement rare à Cholet : un tous les trois à quatre ans environ. La dernière décennie a changé d’échelle : 14 épisodes en dix ans, plus d’un par an — cinq fois le rythme historique.

Épisodes caniculaires par décennie — station de Cholet
1976 – 1985
épisodes
1986 – 1995
épisodes
1996 – 2005
épisodes
2006 – 2015
épisodes
2016 – 2025
14 épisodes
soit plus d'un par an — ×5 par rapport au rythme historique

Les 5 dernières années

D’une année à l’autre, la variabilité demeure — 2021 a été un été calme. Mais en cinq ans, Cholet a connu 7 épisodes caniculaires : presque autant qu’en quarante ans entre 1976 et 2015 (11).

Épisodes caniculaires par année (2021 – 2025)
2021
épisodes
un été sans excès — ça existe encore
2022
épisodes
dont un pic à 41,3 °C le 18 juillet, record de l'époque
2023
épisodes
2024
épisodes
2025
épisodes
et 29 jours à plus de 30 °C dans l'année

Zoom sur 2026 : l’année de tous les records

L’année en cours illustre l’accélération : trois épisodes caniculaires avant même le cœur de l’été, dont le premier… en mai. Situation au 10 juillet 2026 :

Épisode · mai 5 jours du 25 au 29 mai

Pic à 35,0 °C — une canicule dès le printemps.

Épisode · juin 8 jours du 20 au 27 juin

Nouveau record absolu : 41,7 °C le 23 juin.

Épisode · juillet 6 jours du 5 au 10 juillet

Pic à 38,6 °C — en cours à l'arrêt des données.

Bilan au 10 juillet 14 jours à 35 °C ou plus

Et déjà 12 nuits tropicales, où le logement ne redescend plus.

Et les nuits ? Le gisement de fraîcheur de la surventilation

La surventilation — rafraîchir le logement en le faisant traverser la nuit par l’air extérieur — n’a de sens que si les nuits restent fraîches. À Cholet, les relevés répondent clairement :

  • sur les étés 2021 – 2025, pourtant les plus chauds jamais mesurés ici, 97 % des nuits sont restées sous 20 °C (et 89 % sous 18 °C) ; la nuit d’été médiane descend à 14,6 °C ;
  • même au lendemain d’un jour de forte chaleur (≥ 32 °C), 6 nuits sur 10 repassent sous 20 °C : entre le pic de l’après-midi et le creux du petit matin, l’air extérieur perd 15 °C en moyenne — une réserve de fraîcheur gratuite, à la porte du logement ;
  • la limite est connue : au cœur des épisodes extrêmes, les nuits tropicales s’enchaînent — du 22 au 25 juin 2026, le thermomètre n’est jamais redescendu sous 25 °C la nuit. Ces nuits-là, la surventilation baisse en efficacité, sans devenir inutile : même à 25 °C, l’air nocturne restait environ 15 °C sous les pointes de l’après-midi — un écart qui aide encore à décharger le logement, mais qui ne suffit plus, seul, à garantir le confort.

La fraîcheur nocturne est donc un gisement disponible l’immense majorité de l’été, particulièrement rentable dans les logements à forte inertie (pierre, brique pleine, béton) — mais elle ne remplace pas une climatisation lors des pics caniculaires. C’est exactement la logique de notre approche : passif d’abord, actif juste dimensionné ensuite.

Ce que ces données changent pour votre logement

  • Dimensionnement : nous calculons les puissances sur le climat réel de Cholet — fréquence et intensité mesurées — ni sur un catalogue national, ni « au doigt mouillé ».
  • Surventilation : les nuits restent fraîches l’immense majorité de l’été (voir ci-dessus) — un potentiel gratuit que nous évaluons logement par logement dans nos solutions passives.
  • Anticipation : plus d’un épisode par an en moyenne, des records battus deux fois en cinq ans — attendre « de voir si ça se reproduit » n’est plus une stratégie de confort. Notre rôle est de vous proposer la réponse proportionnée, de la ventilation à la climatisation.

Sources et méthode

Données : base climatologique quotidienne Météo-France, station Cholet 49099003, publiée en licence ouverte sur meteo.data.gouv.fr (relevés du 01/07/1964 au 10/07/2026, températures complètes à plus de 99 %). Calculs : CholetClim, selon les seuils définis ci-dessus, appliqués à l’identique sur toute la période. Les comparaisons portent sur les années civiles complètes ; 2026, en cours, est présentée à part. Carte : © contributeurs OpenStreetMap.